Vous êtes dans quel camp , vous ? Celui de Dépardieu ou celui de Torreton ? Et le mariage pour tous, vous en pensez quoi ? Non, parce qu'on ne va pas parler de Michel Bettane et de sa dernière sortie sur les vins naturels jusqu'à la fin du Net non plus. Il y a plein d'autres sujets où s'invectiver. Mourir pour des idées d'accord, mais de mort lente, chantait Brassens. Assis peinard chacun derrière son écran, rien de plus simple aujourd'hui, alors qu'on en profite !
L'exil fiscal de Depardieu, je sais pas trop quoi en penser. C'est d'ailleurs pour ça que j'en parle, tout ce dont je suis absolument certain, je le garde pour moi, je ne vois pas l’intérêt, en en parlant ici, de risquer par vous d'en être contredit. Surtout que je suis, moi aussi, à ma façon, un exilé fiscal ; car je payais pas mal d'impôts quand j'étais informaticien, mais devenu vigneron, je ne paie presque plus rien ! Et cela, sans quitter notre beau pays et son avantageux système de protection sociale. Devoir se geler les miches en Sibérie, sans même pouvoir toucher le RMI, pour éviter l'impôt que j'eus payé ici ? Non merci ! Y chercher un protecteur puissant, donner l'accolade à Poutine, et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc, et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce, grimper par ruse au lieu de s'élever par force, Non, merci ! Mais... piocher, tailler, labourer, être seul, être libre, avoir la lame qui tranche bien, le tracteur qui vibre, mettre, quand il vous plaît, ses roues dans le devers, pour un oui, pour un non, se battre, ou boire un verre ! Travailler sans souci de gloire ou de fortune (ça c'est sûr :-((, à tel voyage, auquel on pense, dans la brume ! N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît, et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit, sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles, si c'est dans tes vignes à toi que tu les cueilles ! Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard, ne pas être obligé d'en rien rendre à Bettane, vis-à-vis de soi-même en garder le mérite, bref, dédaignant d'être le lierre parasite, lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !
Bon, en tout cas, les reproches qui ont été faits à Torreton suite à sa tribune dans le Monde m'ont particulièrement choqué.Car ce n'est pas au citoyen Torreton qu'on s'adressa en retour, mais au comédien, dont la modeste carrière lui interdisait de porter un jugement sur un monstre sacré comme Depardieu. Quel amalgame ! Pour être vigneron, n'en suis-je pas moins un citoyen ? N'ai-je pas le droit de m'exprimer ici en tant que tel, dès lors que dehors il neige et que je ne trouve pas la pelle ?
C'est vrai qu'il l'a peut-être fait avec trop d'emphase et que cela a brouillé l'écoute de certains, et brouter les couilles des autres. Mais n’attend-on pas d'un comédien, qu'il produise en toute circonstance, des effets de ses manches ? Même s'il est vrai que le paon, lorsqu'il ne fait pas la roue, n'en reste pas moins le plus majestueux des oiseaux. Comme votre femme une fois nue, la plus charmante des créatures. Sauf si elle est moche, bien sûr. D'où l'intérêt des dégustations à l'aveugle. Ne permettent-elles pas aux vins de productions sordides, de figurer bien haut, au sein de quelque guide ? Mais l'amateur de vin, lorsqu'il lève son verre, n'a t-il droit de le faire, en tant que citoyen ?
Chapeau bas !
RépondreSupprimerA la fin de l'envoi, je tweete :-)
Quand je disais que j'aimais votre plume !
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